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19/04/2014

Une chronique sur le recueil "Vivant parmi les vivants"


Une chronique du site "Encres Vagabondes " :

 

 

 

Sabine NORMAND

 

Vivant parmi les vivants


  Les humains, les pauvres humains
Sont bien à plaindre à la fin
Pourtant les anges du ciel
Echangeraient leurs deux ailes
Pour porter nos têtes folles
Danser notre farandole
Et puis finir comme des chiens
J'y comprends rien, rien


(Extrait de La danse la moins jolie,
une chanson de Félix Leclerc)

Le souffle, ténu, l'espoir, malgré tout, se faufilent entre les pages de ce petit recueil de six nouvelles. La page blanche, au verso de chaque page imprimée, comme une plage de respiration, un appel d'air. La maison d'édition ne s'appelle-t-elle pas "Souffles" ?

Malgré une vie de chien faite de misères physiques et morales, chacun des six pauvres humains de ces nouvelles, dans un langage à son image, trivial, part en quête de souffle. Pauvre âme encore animée du désir de vivre, d'aimer, de courir, de sentir les herbes chaudes frôler ses jambes nue. [...] sentir, lui aussi la neige sur ses lèvres.

Un moribond rêve de coucher sur un matelas d'herbes et de fesses voluptueuses.
Une petite vieille percluse de douleurs s'étalerait bien par terre pour être emmenée sur une civière tenue par deux jeunes hommes musclés, beaux et musclés, qui sentiraient la lessive, la lavande parfumée du matin.
Une mère de famille, épuisée par sa marmaille, comme une ado, vole des culottes. Une couleur pour chaque jour. […] Des vertes pour les grands chemins, quand la liberté est à deux doigts du paradis. Elle s'imagine en dessous entièrement roses. Ainsi son cul aura la couleur du bonheur. La couleur des jours clairs comme l'aube sur les joues des jeunes filles.
Madeleine, la vieille grenouille de bénitier, est le clou de cette galerie d'humbles, d'oubliés, de malheureux. Elle, elle parle à Dieu et il lui répond. Mais en faisant le bilan de sa vie d'esclave, tout à coup, elle veut une vie à soi et considère que ça suffit, que c'est le Seigneur qui devrait la remercier, après tout ce que j'avais fait pour lui !

On se reconnait dans ces dérisoires destins, dans cet angoissant sentiment de passer à côté de la vie. C'est pour ça, que nous aussi, on veut partir retrouver les odeurs du matin, des sous-bois, de l'herbe mouillée. Le goût du bonheur persiste au travers des lignes cruelles et désespérées de ce recueil, bouquet vivant qui lui ne fanera pas comme le bouquet que la femme de la nouvelle Belle Plante jette rageusement. Mais il lui a servi de détonateur : rester vivante. C'est décidé. Résolution de février. Se couper les tiges et acheter de belles jaunes, de belles roses. Pour moi, rien que pour moi.

Sylvie Lansade 
(18/04/14)

 

photo du recueil VIVANT.jpg

 http://www.encres-vagabondes.com/magazine2/normand.htm

 

 

 

18/04/2014

PArution

 

La nouvelle "A emporter" est disponible en ligne sur le site de Short Editions.

 

On peut la lire ici :

http://short-edition.com/oeuvre/nouvelles/a-emporter-1

 

Elle concourt pour le Grand Prix de Short Editions catégorie Nouvelles.

 

Chers Amis, lisez-la, et si vous aimez, votez pour elle sur le site !

C'est facile, un simple clic et c'est fait !

Vous pouvez aussi la partager sur les réseaux sociaux !

 

Bonne lecture !

 

 

13/04/2014

Rencontre-lecture à Frontignan

 

Compte rendu de la rencontre-lecture du 10 avril 2014 à Frontignan, organisée par la poétesse Angela Nache Mamier pour la présentation du recueil de nouvelles "Vivant parmi les vivants" :

"C’est d’abord Sabine Normand, la carcassonnaise de Montpellier qui a eu l’honneur d’entendre parler d’elle, en bien évidemment, les prédictions d’ Angela Mamier en matière de talents littéraires, se révélant toujours justes !Sabine a d’ailleurs remporté en 2013 ce concours de poésie organisé par Thau Info et pour lequel elle a révélé ce talent qu’Angela Mamier a voulu développer devant son public friand de découvertes. Poète mais aussi nouvelliste, Sabine Normand possède une carte de visite étoffée en matière de prix glanés et de critiques élogieuses.

Sabine a alors lu des extraits d’une de ses nouvelles, un exemple de son inspiration et de son style si particulier, à la suite duquel les questions du public ont amené de la part de l’auteur un éclairage plus précis sur son œuvre.

Beaucoup de personnages féminins, mais des masculins aussi, dans la peau desquels elle se glisse merveilleusement bien, avec ce style réaliste qui fait penser à Maupassant parfois mais aussi à Hemingway, qu’elle admire (et qui disait  « écris la phrase la plus vraie que tu connaisses »), des dons de visionnaire quand elle évoque la jeune auteure afghane proposée pour un Prix Nobel de la Paix….

Sabine, c’est tout cela et encore plus, dans la précision, la vérité, la puissance et l’efficacité qu’ un public de lecteurs favorablement impressionnés a pu découvrir avant de lui demander des dédicaces…."

 

Article de Pierre Mamier, Thau Infos journal, avril 2014.

 

DSC_0513.jpg

Dédicaces à Frontignan © photo Pierre Mamier

 

 

 

11/04/2014

Rencontre-lecture à Frontignan


Ce jeudi 10 avril, Musc'art, encore avec de belles surprises

"Un Musc'art d'avril qui a été repoussé d'une semaine pour des raisons techniques, indépendantes de l'organisation, mais qui demain jeudi 10, va encore être à la hauteur de sa réputation croissante. Le plateau d'Angela Mamier comprendra Sabine Normand, une auteure montpelliéraine d'avenir semble-t-il, au vu de sa carte de visite déjà étoffée; Nicole Azaïs, personnalité bien connue à Frontignan, qui avait déjà eu l'honneur d'exprimer son talent original à Musc'art, sera de nouveau présente, en seconde invitée d'honneur; enfin le plus sympathique des couples d'artistes complets que sont Patrick Geffroy et Léa Ciari ( peintre,invitée d'honneur en 2006 au Musée de Frontignan) donneront des échantillons de tous leurs savoir-faire en matière de lectures poétiques avec accompagnement musical. Enfin, comme d'habitude, s'il reste du temps avant le repas de 20h, servi à Côté Mer par Stéphanie, des interventions dans le public viendront encore compléter cette sorte "d'Apostrophes" culturelle, rassembleuse et interactive que sont ces cénacles Musc'art, si chers à son organisatrice et son équipe."

Journal de Thau Info.

 

 

09/04/2014

Parution

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Parution de la nouvelle, "Fruit défendu", in revue Etoiles d'Encre, éditions Chèvrefeuille étoilée, Montpellier, Mars 2014.

 

 

28/03/2014

Fable : Le dromadaire et l'oiseau

 

 

Le dromadaire et l’oiseau

L’Amour avait disparu de la terre.
Alors l’oiseau qui avait enterré sa mère dans sa tête dit au dromadaire qui passait par là :
« Dis, toi, où vas-tu ? J’ai besoin que tu m’emmènes près de la source dans la montagne. Les Hommes n’ont plus d’espoir. Je dois les aider. »
Le dromadaire acquiesça et l’oiseau s’installa entre ses deux oreilles.
Ils marchèrent longtemps dans le désert. Trois jours et trois nuits.
Une fois arrivés, l’oiseau dit :
« Attends-moi ici. Je dois rencontrer la déesse de la source magique.»
La déesse l’attendait, avait préparé un élixir.
« Tiens, dit-elle. Prends-en soin. N’en perds pas une seule goutte. Je sais que tu as fait un long voyage mais tu dois chanter pour moi maintenant. Tu dois chanter toute la nuit.»
L’oiseau prit sa plus belle voix, sortit ses plus belles plumes et entama un long chant triste qui disait toute la souffrance des hommes et tout leur espoir. La déesse s’endormit. L’oiseau siffla. Le dromadaire se releva. Ils avaient le cœur léger. Le retour serait rapide. Ils amenaient une bonne nouvelle.
Quand l’oiseau arriva près de la ville, il vit la source qu’il cherchait. Il n’avait plus qu’à vider le flacon. L’eau redeviendrait claire. Les Hommes auraient à nouveau les yeux qui brilleraient. Il exécuta la prophétie. Les Hommes s’approchèrent, tendirent leurs lèvres sèches. Burent. Se remirent à sourire et partirent en chantant dans les rues.
L’oiseau et le dromadaire ne se quittèrent plus jamais.

 

 

http://lesamesoffensees.wordpress.com/2014/03/26/concours...

 

 

18/03/2014

Rencontre littéraire - Frontignan

 

musscmars.jpg

15/03/2014

Une note de lecture à propos du recueil "Vivant parmi les vivants"

 

Une note de lecture rédigée par l'auteur et poète, Lucien Wasselin à propos de mon recueil de nouvelles, "Vivant parmi les vivants" publié en décembre 2013 :

Sabine Normand : « Vivant parmi les vivants ».


"Sabine Normand a l’art de se mettre dans la peau de ses personnages. Elle sait les créer et les faire vivre (ou mourir) grâce à son style particulier : parlé et familier (comme ses héros), mais terriblement efficace. On a l’impression d’un réalisme de nouvelle facture. Mais elle maîtrise parfaitement l’art difficile de la nouvelle : resserrement de l’action, exploration psychologique du personnage et dénouement inattendu et bref.

Dans ce recueil, sauf peut-être dans Belle plante, l’auteur met en scène le point de rupture d’une histoire commencée hors récit. Le lecteur peut facilement croire au rejet d’une certaine vie imposée au personnage principal mais les choses ne sont pas si simples car Sabine Normand explore aussi la contradiction entre l’amour de la vie (d’une certaine vie) et le rejet de la vie (une autre certaine vie). C’est net avec Vivant parmi les vivants, où l’acharnement thérapeutique est condamné alors que l’amour de la vie est dit avec délicatesse. C’est net avec Pensées éternelles, où parle une femme qui a connu toutes les misères du monde (une mère acariâtre, un père qui a quitté sa famille, un mari imposé et mort trop tôt, les ménages pour survivre…). Un long soliloque dit une vie ratée jusqu’au jour où… Mais il faut tout lire !

C’est net avec La vie est belle, où un jeune homme et une jeune femme se quittent. Et ça dérape durablement : l’homme va voir un film et se fait son cinéma : James Stewart sur l’écran et une jeune fille désirable à ses côtés… Il lui faut prendre une décision… Sauf que…, mais je ne dévoilerai pas la fin qui prouve que Sabine Normand sait mener son affaire jusqu’au bout.  
 Une belle unité de ton. "

03/03/2014

Les mots se balancent

 

 

Les mots ne viennent pas tous seuls

Il faut les déterrer

Les attraper

à la grille des mouches.

Je contiens toutes les histoires

Elles sont là, dans la main

J'attends qu'elles poussent.

Dimanche

les mots se balancent

sur le fil à linge

Attendent de sécher.

A petits pas, dans la nuit

Se blottir

Allumer des brasiers de mots

pour éclairer nos nuits.

Sentir le vent

tracer sa ligne

à travers nos membres.

Dans la nuit noire

de mes mots

Brille une ampoule magique.

Je cherche un mot

Je le mets dans une boîte

Je le fais chanter comme un grillon.

 

 

 

© SN

08:59 Publié dans POAIMES | Lien permanent | Commentaires (0)

26/02/2014

Ecrire comme un arbre

 

 

Le vent appelle les mots

Les bourgeons les retiennent

avec leurs dents pointues.

Deux pies côte à côte

sur une branche

se balancent

Chantent des histoires

que le vent emporte

jusqu'à ma fenêtre.

Ecrire comme un arbre

avec des racines profondes

qui creusent dans la terre

Cherchent la source

où s'abreuver.

Les mots évitent les gouttes de pluie

Zigzaguent entre les phrases

Slalom hivernal.

Le poète

Partir est son seul repos

Son âme zigzague

entre les clapots du rail.

 

 

© SN

08:44 Publié dans POAIMES | Lien permanent | Commentaires (0)