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18/06/2014

Nouvelle chronique sur le recueil de nouvelles "Vivant parmi les vivants"

 

Parution d'une nouvelle chronique sur "Vivant parmi les vivants" dans le dernier numéro du mois de juin de la revue Décharge, dirigée par Jacques MORIN :


"J'ai lu ce recueil de sabine normand avec plaisir, voire avec avidité.
Le procédé narratif est efficace, voix intérieure du personnage principal, auquel on s'assimile rapidement, quel qu'il soit : femme, homme, jeune, vieux...Langage parlé du quotidien, de l'ordinaire. Et pas de dialogue, ce qui ajoute encore à l'identification.
Le récit intérieur est conduit avec souplesse, maîtrise et subtilité.

On entre chaque fois au coeur d'un destin.


La fin (de vie), la rencontre, l'amour règlent les épisodes de ces héros entrevus jusqu'au bout de leurs désirs, désespoir ou engagement...."

 

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06/06/2014

Partir sur les chemins

 

 

Partir sur les chemins

N'être rien

Caillou pierre rocher

Drapeau au vent

 

N'écouter que le souffle du ciel

et le bruit de nos pas

Cheminer lentement

Etre nu, être seul

Plume jetée au vent

 

Aller par le monde

Observer sa beauté, sa chaleur

Les petits oiseaux dans les chemins.

 

 

© SN

09:10 Publié dans POAIMES | Lien permanent | Commentaires (0)

27/05/2014

Rencontre-Lecture - Café littéraire à la Grande-Motte

 

Je suis invitée à présenter "Vivant parmi les vivants",

mon recueil de nouvelles au Café Littéraire organisé par la médiathèque

de la Grande-Motte le mercredi 4 juin à partir de 10 H.

Présentation suivie d'une séance de lecture et dédicaces.

 

 

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25/05/2014

Dédicace - Comédie du livre Montpellier

 

 

Je serais présente ce dimanche après-midi de 15H à 17H 

sur le stand de la Revue Brèves à la Comédie du Livre de Montpellier

pour y présenter et dédicacer mon recueil de nouvelles

"Vivant parmi les vivants".

 

Passez si vous êtes dans le coin !

 

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08/05/2014

Ne rien faire

 

 

Ne rien faire

Se laisser bercer par les secondes

égrenées dans l'ombre fraîche

de cette tempe amie.

 

 

Regarder les pousses

les petites branches

surgir de terre

les pieds légers sur le chemin

Ne rien faire d'autre que regarder

Ecouter

Aimer

Et ta main contre ma main.

 

Ne rien faire ne rien dire

Etre là, ensemble

Dos contre dos

Mèche contre mèche

Ta solitude contre mes lèvres.

 

 

© SN

 

 

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09:58 Publié dans POAIMES | Lien permanent | Commentaires (0)

05/05/2014

La saison du bleu

 


La saison du bleu arrivait

Goutte à goutte dans mon sang

Se diluait

J'avais faim

Les oiseaux chantaient à pleine gorge

J'entendais leurs becs

se cogner dans les bois

Les ombres s'éloignaient

Venaient le renard

Le perdreau

La musique douce de l'au-delà

A mon oreille des chants de mer

et de rivière

La perdrix souriait

je m'allongeais dans l'herbe sèche

Je divaguais

loin de toute connaissance.

 

 

 

© SN

09:17 Publié dans POAIMES | Lien permanent | Commentaires (0)

02/05/2014

Vaseco # 6 Trois petits sauvages, par Cécile Benoist

 François Bon et le collectif Scriptopolis sont à l’initiative d’un projet de vases communicants : le premier vendredi du mois, un auteur écrit sur le blog d’un autre, à charge à chacun de préparer les mariages, les échanges, les invitations. Ne pas écrire pour, mais écrire chez l’autre.


J'échange aujourd'hui avec Cécile Benoist. Avec un tel  nom de site : « Littérature sauvage », je sentais forcément des affinités littéraires entre nous. Nous avons donc logiquement choisi de partir avec le thème des "Mots Sauvages" et de voir ce qui naît.

Les Mots Sauvages ...

Comment peut-il en être autrement ? Bien sûr que les mots sont sauvages.

Ils poussent en tout sens, désordonnés, sans rien demander à personne.

Les laisser partir comme des herbes folles, les laisser gambader à foison. Mots de rivière, mots de prairies. Mots de vallées, mots de sentiers.

 


> Lire mon texte Les mots se balancent sur le site de Cécile Benoist.


> Accéder à la liste des vases communicants du mois de mai

 

Les mots savent tout, avant nous. Le texte de Cécile le raconte à sa façon.

 

 

Trois petits sauvages

 

Tout à coup le clavier s’est emballé sans raison, trois mots ont déboulé sur le fichier texte. Impossible de les effacer, l’auteur est embarrassé. Les groupes de lettres, sans queue ni tête, sautillent. Paniqué, l’homme doit se rendre à l’évidence : ils sont là et ont bien l’intention de s’incruster. Il essaie de les retourner dans tous les sens, les caler au début, à la fin, au milieu, dans les interstices du texte, en notes de bas de page. Mais les trois mots font les pitres, à moins qu’ils ne veuillent être le titre. Et puis quoi encore ?

L’auteur essaie à nouveau de les effacer, ferme son fichier, l’ouvre encore, éteint l’ordinateur, débranche, rallume. Rien n’y fait. Il surfe sur le net à la recherche d’une solution, convoque les spécialistes de son entourage, en vain. Les vocables n’ont que faire des desiderata des auteurs de bas étage. Ils s’étalent sur la page, prennent leurs aises, dansent à l’infini devant les mots tapés par l’auteur, bien sages et qui s’extasient devant cette sauvagerie.

Dépité, l’auteur abandonne son texte. Les mois passent, quelques années d’oubli aussi. Un jour, le texte resurgit au hasard d’une erreur d’ouverture de fichier. L’homme revoit ce foutoir textuel, y constate une certaine harmonie chaotique. Pourtant, rien n’a changé. Sauf lui, peut-être.

Il réajuste quelques lignes, échange quelques lettres – les trois mots sauvages sont toujours là, inamovibles. Il lit son texte à voix haute. Ça sonne. Il l’envoie à une poignée d’éditeurs. L’un deux accepte le texte, à condition d’enlever ces trois mots bizarres, excusez-moi, mais si je peux me permettre, ils n’ont rien à faire là. Désolé, impossible. Un autre est subjugué par l’ensemble, touché par l’indocilité du texte, et surtout par trois mots en particulier, des « diamants de langage ». Un contrat est signé.

 

 

Originaire de la Venise Verte, Cécile Benoist vit dans la Ville Rose et aspire à découvrir les couleurs du monde. C’est une auteure tout-terrain qui publie des documentaires jeunesse, des livres-jeux, des articles, des nouvelles, des micro-textes et des romans. Sociologue de formation, ses sujets de prédilection sont la société, l’Afrique et l’environnement. Avec son projet d’écriture numérique Littérature sauvage (litteraturesauvage.wordpress.com), elle explore les supports du langage. Son blog-brouillon : www.ccil.over-blog.net 

 

 

 

19/04/2014

Une chronique sur le recueil "Vivant parmi les vivants"


Une chronique du site "Encres Vagabondes " :

 

 

 

Sabine NORMAND

 

Vivant parmi les vivants


  Les humains, les pauvres humains
Sont bien à plaindre à la fin
Pourtant les anges du ciel
Echangeraient leurs deux ailes
Pour porter nos têtes folles
Danser notre farandole
Et puis finir comme des chiens
J'y comprends rien, rien


(Extrait de La danse la moins jolie,
une chanson de Félix Leclerc)

Le souffle, ténu, l'espoir, malgré tout, se faufilent entre les pages de ce petit recueil de six nouvelles. La page blanche, au verso de chaque page imprimée, comme une plage de respiration, un appel d'air. La maison d'édition ne s'appelle-t-elle pas "Souffles" ?

Malgré une vie de chien faite de misères physiques et morales, chacun des six pauvres humains de ces nouvelles, dans un langage à son image, trivial, part en quête de souffle. Pauvre âme encore animée du désir de vivre, d'aimer, de courir, de sentir les herbes chaudes frôler ses jambes nue. [...] sentir, lui aussi la neige sur ses lèvres.

Un moribond rêve de coucher sur un matelas d'herbes et de fesses voluptueuses.
Une petite vieille percluse de douleurs s'étalerait bien par terre pour être emmenée sur une civière tenue par deux jeunes hommes musclés, beaux et musclés, qui sentiraient la lessive, la lavande parfumée du matin.
Une mère de famille, épuisée par sa marmaille, comme une ado, vole des culottes. Une couleur pour chaque jour. […] Des vertes pour les grands chemins, quand la liberté est à deux doigts du paradis. Elle s'imagine en dessous entièrement roses. Ainsi son cul aura la couleur du bonheur. La couleur des jours clairs comme l'aube sur les joues des jeunes filles.
Madeleine, la vieille grenouille de bénitier, est le clou de cette galerie d'humbles, d'oubliés, de malheureux. Elle, elle parle à Dieu et il lui répond. Mais en faisant le bilan de sa vie d'esclave, tout à coup, elle veut une vie à soi et considère que ça suffit, que c'est le Seigneur qui devrait la remercier, après tout ce que j'avais fait pour lui !

On se reconnait dans ces dérisoires destins, dans cet angoissant sentiment de passer à côté de la vie. C'est pour ça, que nous aussi, on veut partir retrouver les odeurs du matin, des sous-bois, de l'herbe mouillée. Le goût du bonheur persiste au travers des lignes cruelles et désespérées de ce recueil, bouquet vivant qui lui ne fanera pas comme le bouquet que la femme de la nouvelle Belle Plante jette rageusement. Mais il lui a servi de détonateur : rester vivante. C'est décidé. Résolution de février. Se couper les tiges et acheter de belles jaunes, de belles roses. Pour moi, rien que pour moi.

Sylvie Lansade 
(18/04/14)

 

photo du recueil VIVANT.jpg

 http://www.encres-vagabondes.com/magazine2/normand.htm

 

 

 

18/04/2014

PArution

 

La nouvelle "A emporter" est disponible en ligne sur le site de Short Editions.

 

On peut la lire ici :

http://short-edition.com/oeuvre/nouvelles/a-emporter-1

 

Elle concourt pour le Grand Prix de Short Editions catégorie Nouvelles.

 

Chers Amis, lisez-la, et si vous aimez, votez pour elle sur le site !

C'est facile, un simple clic et c'est fait !

Vous pouvez aussi la partager sur les réseaux sociaux !

 

Bonne lecture !

 

 

13/04/2014

Rencontre-lecture à Frontignan

 

Compte rendu de la rencontre-lecture du 10 avril 2014 à Frontignan, organisée par la poétesse Angela Nache Mamier pour la présentation du recueil de nouvelles "Vivant parmi les vivants" :

"C’est d’abord Sabine Normand, la carcassonnaise de Montpellier qui a eu l’honneur d’entendre parler d’elle, en bien évidemment, les prédictions d’ Angela Mamier en matière de talents littéraires, se révélant toujours justes !Sabine a d’ailleurs remporté en 2013 ce concours de poésie organisé par Thau Info et pour lequel elle a révélé ce talent qu’Angela Mamier a voulu développer devant son public friand de découvertes. Poète mais aussi nouvelliste, Sabine Normand possède une carte de visite étoffée en matière de prix glanés et de critiques élogieuses.

Sabine a alors lu des extraits d’une de ses nouvelles, un exemple de son inspiration et de son style si particulier, à la suite duquel les questions du public ont amené de la part de l’auteur un éclairage plus précis sur son œuvre.

Beaucoup de personnages féminins, mais des masculins aussi, dans la peau desquels elle se glisse merveilleusement bien, avec ce style réaliste qui fait penser à Maupassant parfois mais aussi à Hemingway, qu’elle admire (et qui disait  « écris la phrase la plus vraie que tu connaisses »), des dons de visionnaire quand elle évoque la jeune auteure afghane proposée pour un Prix Nobel de la Paix….

Sabine, c’est tout cela et encore plus, dans la précision, la vérité, la puissance et l’efficacité qu’ un public de lecteurs favorablement impressionnés a pu découvrir avant de lui demander des dédicaces…."

 

Article de Pierre Mamier, Thau Infos journal, avril 2014.

 

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Dédicaces à Frontignan © photo Pierre Mamier