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20/07/2009

Atelier d'écriture, quand tu rimes avec ennui

On participe à un atelier d'écriture et l'écrivain, le "maître", "le poète", qui publie chez Gallimard, le seul poète vivant à être publié dans une Anthologie de la poésie dans la fameuse édition de la Pléïade, nous dit-il, est chiant comme la mort (oups).

Il fait le beau, parle pendant des heures de ses rencontres avec Aragon, et Elsa, et sa maison, et son enterrement...

ça donne à peu près ça. Petit aperçu :

 

"Bon. C'est quand qu'on commence ?? Je vais faire semblant d'écrire derrière mon ordinateur, mais je ne crois pas que cela change quelque chose.

Il pourrait parler pendant des heures et des heures. A nous raconter des anecdotes.

C'est insupportable.

ça devient insupportable.

Bon, je crois qu'il va s'arrêter. Non ! Un coup d'arrêt de quelques secondes et il est repart.

Victor Hugo, On en a pour une heure. Et les idées, l'inspiration s'en vont. Il nous noie dans un flot de paroles ininterrompues.

Lectures, lectures.

Oui, les dessins d'Apollinaire, on les connait, merci !

Quand va-t-on commencer ?

Pitié pour les braves.

Je crois qu'on va s'endormir ou devenir fous. Remboursez !

Il marque toujours un temps d'arrêt, puis il repart tuant, à jamais, notre espoir.

Comment se concentrer ? Allez, Michaux maintenant. Je baisse la tête les yeux, je ne vois plus rien. C'est la mort du petit cheval.

Il est en train de chercher le livre qu'il doit nous lire, les pages. Il pose des questions, généralités sur l'auteur, anecdotes sur l'auteur, pas inintéressant, mais bon on n'est pas là pour ça.

Ah. Un texte sur les icebergs. Comment doit-on prononcer le mot, demande-t-il. (Bonjour l'interactivité !).

Ou comment un atelier d'écriture peut devenir une torture.

Un fayot répond que le Robert, le dico (il a internet sur son portable) permet les deux prononciations. Bonne nouvelle.

Bon, maintenant, un peu de René Char.

L'heure tourne, et les idées les mots s'envolent et nos amours je ne m'en souviens plus."

 

Non, non, n'insistez pas. Même sous la torture je ne dirais pas son nom.

14:20 Publié dans Journal | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mots

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