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30/03/2010

A nu

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29/03/2010

Trop belle, Norma Jean Baker

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Photographies extraites de l'exposition "Marilyn" à la Galerie de l'Instant à Paris jusqu'au 21 avril (clic).
 

28/03/2010

Prendre l'air

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Prendre l'air... le mot n'est pas trop faible. Bourrasques à plus de 100 km/h, étangs déchaînés, les crabes gisent, décharnés sur la grève, les morceaux de bois affalés sur le sable. Les chiens, seuls, sont heureux. Quelques courageux affrontent le sable de face qui s'immisce dans les yeux, les oreilles, les poches des manteaux.
La passerelle ferme à 17 heures, le gardien s'avance vers les derniers récalcitrants, plein de rage. Les arbres lancent leurs branches vers le ciel, espérant s'envoler.
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26/03/2010

Portes, couloirs, ascenseurs, bureaux

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25/03/2010

Affiche la couleur

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24/03/2010

Sans commentaire

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Une pub dans les rues de Montpellier...

23/03/2010

C'est par là

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21/03/2010

Monter en haut de la montagne

Partir en Egypte...

Remettre ses pas dans les traces encore fraîches

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20/03/2010

L'attrappe-coeurs ou le coeur en miettes

Lecture des mots de Salinger. Après, le coeur en miettes.

 

"Souvent, lorsqu'il fait beau, mes parents vont mettre des fleurs sur la tombe d'Allie. Je les ai accompagné deux ou trois fois et puis j'ai arrêté. D'abord ça me plait pas du tout de le voir dans ce putain de cimetière. Entourés par des types qui sont morts et sous des dalles de pierre et tout. Quand il y a du soleil ça peut encore aller, mais deux fois, oui deux fois on y était quand il s'est mis à pleuvoir. C'était horrible. Il pleuvait sur la saloperie de tombe d'Allie et il pleuvait sur l'herbe sur son ventre. Il pleuvait tout azimuts. Les gens en visite au cimetière se sont mis à courir en toute pompe vers leurs voitures. Je me sentais devenir dingue. Ces gens, ils avaient qu'à monter dans les voitures et mettre la radio et tout et puis à s'en aller diner dans un endroit agréable - tous, excepté Alllie. Et ça je pouvais pas l'admettre. Je sais bien que c'est seulement son corps qui est au cimetière et son âme est au Ciel et tout, le grand bla-bla, mais quand même je pouvais pas l'admettre. Je voudrais tellement pas qu'il soit là. Vous l'avez pas connu. Si vous l'aviez connu vous comprendriez. Passe encore quand y a du soleil mais le soleil il vient quand ça lui chante."

 

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"Il y avait bien un million de filles, assises ou debout, ici ou là, qui attendaient que leur copain se pointe. Filles croisant les jambes, filles croisant pas les jambes, filles avec des jambes du tonnerre, filles avec des jambes mochetingues, filles qui donnaient l'impression d'être extra, filles qui donnaient l'impression que si on les fréquentait ce seraient de vraies salopes. C'était comme un chouette lèche-vitrines, si vous voyez ce que je veux dire. En un sens, c'était aussi un peu triste, parce qu'on pouvait pas s'emêcher de se demander ce qui leur arriverait, à toutes ces filles. Lorsqu'elles sortiraient du collège, je veux dire. On pouvait être sûr que la plupart se marieraient avec des mecs complètement abrutis. Des mecs qu'arrêtent pas de raconter combien leur foutue voiture fait de miles au gallon. Des mecs qui se vexent comme des mômes si on leur en met plein les narines au golf, ou même à un jeu stupide comme le ping-pong. Des mecs terriblement radins. Des mecs qui lisent jamais un bouquin. Des mecs super-casse-pieds. Mais là faut que je fasse attention.Je veux dire quand je parle de certains mecs qui sont casse-pieds. Je comprends pas les mecs casse-pieds. Non, vraiment pas.

 

Voir le papier que lui a consacré Pierre Assouline lors de sa mort en janvier dernier (ici).

 

18:10 Publié dans 1 texte / 1 auteur | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mots

18/03/2010

Couleur femme : un atelier d'écriture

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Quand une contrainte d'écriture laisse le champ libre aux mots,aux images, guidés par l'accompagnement sensible et humain de Lilian Bathelot, auteur de nombreux polars et ouvrages jeunesse.

Voir son site ici.

Pas d'écriture féministe, juste en confiance laisser les mots filer où ils doivent aller. Raconter une histoire, quelques pas en commun. Trouver, chacun, sa petite musique à soi. Les mots comme une étreinte, une écharpe satinée à porter autour du cou. Une couleur, une lumière, un feu qui brûle.

Une clarté dans la nuit.

 

Quelques mots de Lilian Bathelot, extraits de "Le rire d'Olga", éditions Métaillié, 2003 :

"Je me souris gentiment dans la glace. Mais c'est une frimouse crispée, avec une drôle de grimace qui lui tord la bouche. Je fais ce que je peux pour le prendre à la légère mais je sens bien qu'il y a un os. La voix monocorde qui estropiait les mots et la grammaire française ne plaisantait pas , c'est sûr. Cette Olga était si concentrée pour se faire comprendre qu'elle ne pouvait pas jouer, en même temps, la tremblote speedée qui dégoulinait du téléphone.

De toute façon, je devais passer la journée au bahut. C'est bien une façon de quitter la piaule, non ? J'ai tout ce temps-là pour intuiter la suite. On verra bien ce soir. Un coup d'oeil dans la glace pour voir si je ressemble à peu près à une prof de lettres. Je me retourne en levant le bras droit pour vérifier que la jupe ne remontera pas trop haut si j'ai à écrire tout en haut du tableau. Un peu juste, mais bon. J'ai mis une culotte blindée. ça fera. J'enfile les bottines sur les socquettes blanches et colle sur mon nez les binocles à monture de plastique bleu et à verres neutres qui me servent à faire le professeur. Les trois moues rituelles dans la glace de l'entrée et je claque la porte vers le bahut.

Aujourd'hui je ne serai pas à la bourre. Le patron ne va pas le croire."

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18:45 Publié dans 1 texte / 1 auteur | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : mots