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28/02/2011

La colline de Carols - Octon

 

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Octon, un petit village perché au milieu des "ruffes", à côté du lac du Salagou.

Et tout près du village, la belle église romane de Notre-Dame de Roubignac, du XIIème siècle. Isolée sur la lande, dans le bartas. Qui apparait, ou disparaît entre deux branches de chêne.

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Autour de l'église, plusieurs dolmens.

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Un petit jardin de verdure - oliviers et chênes verts, bien taillés.

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Le ciel était bleu et le vent glacial !

 

25/02/2011

Le gnou

sergi pamiès

 

"Quand le gnou est entré dans le bar, le concierge a d'abord pensé que c'était une idée du propriétaire, et il l'a laissé passé. La bête, sombre et lente, s'est placée près du comptoir en remuant la queue. Les clients firent comme s'ils n'étaient pas étonnés. Dans une boite à la mode, il était normal de tomber sur une exposition de mâchoires postiches ou sur un happening consistant à se brûler mutuellement les ongles des doigts de pied, et personne n'avait à s'étonner d'être obligé d'avoir un gnou comme compagnon de bar. C'est ce que pensait la majorité.

D'autres, au contraire, qui répétaient depuis des semaines que c'était un endroit fini, pourri et ennuyeux, trouvèrent l'idée fantastique. Ils entourèrent l'animal pour décider s'il était génial, moderne ou, tout simplement, ringard. Ils lui touchèrent le dos, d'abord craintivement, puis en s'appuyant carrément dessus. Voyant que la bête ne protestait pas et conservait un flegme tout africain, quelqu'un proposa de lui offrir un verre. Ils rirent beaucoup en imaginant quel alcool il préférait, s'il avait la gueule de bois, s'il était capable de souffler dans l'alcootest. Excités par la nouveauté, ils le tirèrent par la queue pour l'amener sur la piste.

Les danseurs l'entouraient et suivaient la scène avec un intérêt que les garçons ne se rappelaient pas avoir vu parmi la clientèle. Pour eux, un gnou était un gnou : une nouvelle extravangance du patron pour que les journaux parlent de son établissement."

 

Extrait de : Le Gnou, de Sergi Pamiès, in "On ne peut pas s'étouffer avec du vermicelle", Editeur Chambon / Le Rouergue.

23/02/2011

Des auteurs (des vrais) à découvrir

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Sergi Pamiès, né à Paris en 1960, de parents émigrés politiques. Il n'apprend le catalan qu'à dix ans, quand ses parents rentrent à Barcelone, mais c'est cette langue qu'il  choisit quand il devient écrivain. Journaliste à El Pais, il travaille également pour la radio et la télévision. Il est aussi traducteur, de Jean Echenoz et d'Amélie Nothomb notamment.

Auteur de nouvelles excellentes. Quelques titres de recueils : " Si tu manges un citron sans faire de grimaces" ou "On ne peut pas s'étouffer avec des vermicelles" !!!

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Et Hubert Mingarelli et son dernier opus :

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Notamment la nouvelle intitulée : "Qui se souviendra de nous", l'histoire de deux soldats à la dérive, magnifique. Une écriture très épurée et très belle.

 

 

 

 

22/02/2011

Misère

Celui qui écrit sur les autres. Qui n'a pas de voix.

Pas de voix propre.

20/02/2011

La pie

 

La pie est plantée au sommet de l'arbre, en équilibre sur la plus haute branche. Elle fait face à la grue métallique, cet autre grand oiseau qui la regarde. Le vent fait légèrement osciller la pie qui pousse de temps en temps de petits cris, peut-être à l'adresse du mâle posté derrière elle, à quelques mètres.

La grue est immobile. Les nuages passent, indolents.

Ils vont vers la mer, qui ne fait pas encore entendre son carnage.

19/02/2011

Bulles d'air - 1

 

 

 

Là-haut, il n’y a rien. Que de la terre glaise. Et des mirages. Ça me fait une belle jambe. D’aller là-haut, toucher le ciel et redescendre. Pas encore pour moi les étoiles. La fin, ouais. La fin des haricots. Sans ce truc on fait quoi ? Sans ce don de Dieu, je veux dire, on va où, on est quoi ? Un fétu, une herbe, une lumière qui passe à toute berzingue. On fait quoi du souffle qui est en nous. Dans notre cage thoracique. Tous ces petits filets d’air qui vivent leur vie de microbe. Ces bulles d’air qui nous retiennent de crever et qui nous emmènent au ciel parfois, quand on se sent léger, léger, tellement qu’on reste baba devant l’éternel qui se cache derrière sa barbe blanche et nous accueille pas les bras ouverts parce que la place est prise, trop de monde, réduction de personnel. Ça touche tout le monde, la crise. Même le ciel. Même Lui. Alors on fait quoi de ces bulles d’air, comme du champagne dans les artères.

14/02/2011

Carnaval es arribat !

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12/02/2011

Joie et espoir en Egypte

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Sur le chemin de la démocratie, Inch Allah !

Le slogan "Moubarak dégage" est devenu une réalité !

Les "autruches endormies" (selon l'écrivain égyptien Nabil Naoum) se sont réveillées.

 

 

08/02/2011

Garrigue

 

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Au printemps, tu reviendras

frémissante de bourdons.

 

 

04/02/2011

La mer, toujours, tu chériras

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Cimetière marin, Sète

Ce toit tranquille, où marchent des colombes,
Entre les pins palpite, entre les tombes;
Midi le juste y compose de feux
La mer, la mer, toujours recommencée
O récompense après une pensée
Qu'un long regard sur le calme des dieux!

Paul Valéry