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18/05/2012

Cerdagne dans la brume

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Un gros orage la nuit dernière qui a tapé fort

Ce matin, en montant à Mont-Louis, sortir de la brume et de la vallée de la Têt.

Soleil. La place forte est là, qui montre le bout de son échauguette.

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Nous sommes à 1600 m, ne l'oublions pas, il peut faire jusqu'à moins trente l'hiver...

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Monter vers la citadelle, tenter un opération commando (les militaires sont pas là, c'est le seul pont qu'ils ont de l'année)

mais la brume monte de plus en plus et envahit  la ville

Petit crachin , on voit pas à deux mètres, c'est la marinade on dit ici (entrées maritimes).

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La regarder grimper, monter peu à peu, gagner les arbres

Pas de photos de la citadelle because secret défense. On voit à peine les murs, tout paraît flou

un panneau indique à l'entrée que les militaires ne doivent pas sortir en ville en survêtement.

Visite fantomatique, quartiers déserts. Vauban a pensé à tout (je vous fait pas la liste, zavez qu'à regarder sur un plan-)

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Texte et photos © SN 2012

17/05/2012

Fierté du rouge

 

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Après le Canigou, montagne reine, et les milliers de cerisiers de la plaine,

s'enfoncer plus avant, remonter la vallée.

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Gare de Villefranche de Conflent - Vernet les Bains

Le rouge ce matin, débarquement de retraités espagnols en goguette.

Fierté des gens d'ici, nombreux souvenirs de trajets d'enfance ou de travail.

Ligne jaune

 

Projet : partir quelques jours pour envisager, dévisager la frontière, la marge proche

Arriver en Cerdagne, emprunter le train jaune (une des lignes  de chemin de fer parmi les plus hautes du monde ouverte en 1909), traverser les villes-frontières, encaissées entre fleuves et montagnes.

Confronter photos aériennes et réalité. Paysages en trois dimensions, frontières visibles ou invisibles

Le Conflent, la Cerdagne, où est-elle ? La gare internationale la plus haute du monde, qui s'y croise ?


 

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16/05/2012

Le coeur, un lac de lumière

 

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Phrase d'Henri Miller, dans un poème (rare) citée par Frédéric-Jacques Temple, hier soir, dans un conférence sur le colosse "capable de renifler la sainteté de loin".

Son écriture, dit-il, "un magma bouillonnant et féroce."

Sortie aux éditions Finitudes, de la correspondance entre Miller et Temple.

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Mediathèque centrale, Montpellier - Mardi 15 mai 2012

15/05/2012

Exposition Vincent Dezeuze à la Maison de la Gravure

Exposition Vincent DEZEUZE : Racine d'Aleph

Exposition du 18 mai au 30 juin 2012

Vincent Dezeuze construit depuis 1990 une oeuvre gravée variée Son univers symbolique explore le langage dans ses multiples formes, une recherche sur nos racines humaines.

Après avoir pratiqué les différentes techniques de l'estampe sous la direction de Patrice Vermeille à l'école des Beaux-Arts de Montpellier, il expérimente la collagraphie et de nouvelles techniques, dans une volonté d'évolution traditionnelle de l'estampe.

Il prend, en 2001, la succession de Walter Barrientos en tant qu'enseignant dans la future Maison de la Gravure Méditerranée dont il est un des co-fondateurs et qu'il anime jusqu'en 2011.

rhizome, vincent, dezeuze, estampe, exposition

« Pour beaucoup d'artistes, l'estampe est encore un moyen de produire des multiples. Pour certain c'est un véritable médium d'expression. Après avoir pratiqué quelque temps la peinture, je me suis exclusivement tourné vers la gravure.

Le travail du graveur n'a rien à voir avec celui du peintre, surtout en estampe contemporaine où la diversité des matériaux utilisables élargit à l'infini le champ des images réalisables. Le graveur est lié à la matière, il joue avec les matériaux, il les façonne dans le dessein de laisser leur empreinte sur le papier ou sur tout autre support.

Le fil conducteur de mon travail se situe au niveau du langage, le langage au sens large, le signe qui permet de communiquer. L'estampe est à l'évidence le médium approprié pour montrer le signe, elle a toujours été le support de la mémoire et de l'écrit, donc de l'échange. Le langage est une de nos racines, il est formateur d'une construction mentale.

Ici je présente des variations graphiques autour de l'alphabet et des représentations de rhizomes. La lettre ou l'idéogramme sont issus d'une représentation du réel, un schéma qui a été rendu abstrait par l'usage et la simplification due à sa grande reproduction.

Les rhizomes imprimés sont comme des signes, les éléments d'un autre alphabet, celui qui nous rattache à l'essentiel : la terre, nos racines. Ne sommes-nous pas issus d'un morceau de glaise ? »

 

Vincent Dezeuze

13/05/2012

ça remue à l'intérieur

Les mots d'une dame après la lecture hier matin, à la salle du Temps Li(b)re à Palavas, de mon texte "Les réveillés", à l'occasion du concours de nouvelles organisé par l'association "Entre ciel et mer", dont le thème cette année était "L'homme dans la cité".

 

 

♦ Extrait :

"ça devait les aider, qu'ils disaient. A prendre le pouvoir sur nos consciences. Et puis quoi encore. Secouer des foulards devant nos têtes peut-être, comme dans les meetings, les rassemblements du parti. Fêtes populaires, fêtes nationales, bien droits devant le chef, et sourire, et rire.

Ils devaient rigoler là-haut depuis la tribune, à nous regarder bouger le derrière. Que du beau linge. Et celui qu'on porte, qui c'est qui le regarde, le repasse, nos fringues dégueulasses. Qui en veut, de nos chaussettes. Personne. Nos chaussettes de moujiks, de militants qui se bougent. Oui, on va manifester. C'est décidé. Nos outils de ralliement,des chaussettes rayées.

On peut rien y dire au chef. Il écoute pas, écoute rien. Que son chien de ministre et encore. Faut voir la tête qu'il a celui-là. Il a pas dû voir souvent sa mère.

On va aller manifester avec nos cagoules et nos chaussettes. La non-violence on vous dit. Les pantoufles au pied. On verra bien si ils rient jaune. Comment se faire entendre d'eux. Quand la masse populaire est fatiguée, ils disent. Qu'est-ce qu'ils en savent.

Demain lundi, on attaque. On verra bien où ça nous mène. L'année dernière on est monté dans les arbres, on voulait pas qu'ils les bousillent, on en avait rien à foutre du CAC 40. Mais eux nous ignoraient, nous calculaient même pas. On était que de la lie qui sait pas travailler. Ils nous ont envoyé les flics et l'eau les lacrymo et ça faisait beau tout ça quand même, toute cette fumée dans les arbres. "



Un arbre géant - Montréal, Canada. 22 avril 2012

C'est beau, c'est fort.

Le 22 avril 2012, Frédéric Back, L'Homme qui plantait des arbres, et jeune indigné de 88 ans, s'est penché sur la terre, au coeur de la ville de Montréal, pour y semer un chêne. Et dire tout son attachement à la terre généreuse et fragile qu'il habite.
Et aussi pour protester contre l'exploitation injuste et abusive des richesses naturelles en son pays. Le Canada est le seul pays au monde à s'être retiré du Protocole de Kyoto. Le Québec se lance maintenant dans l'un des plus importants projets d'exploitation des ressources de son histoire. Chaque jour, le partage de la richesse collective va dans le sens des inégalités, au profit d'une minorité et au détriment de la majorité. Cette manière de faire doit être changée.
Parce qu'ils refusent d'être dépossédés de l'avenir dont il est encore permis de rêver, avec Frédéric Back, plus de 100 000 citoyens.


 

11/05/2012

Au coeur de l'arbre

 

 

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Une prière

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10/05/2012

Des petits chênes

 

aux feuilles si tendres

aux châtaigniers et leurs bouilles

mystérieuses

la nature est là

qui nous appelle

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Le vert se dresse et éclate

La lumière se diffuse

miroir de gouttes d'eau

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Les rochers parlent aux silencieux

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Les esprits sont là

on les appelle

avec des mots, des chants, des danses dans les airs

les esprits descendent, gracieux

et se posent

sur les fourmis besogneuses

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Merci aux lutins forestiers, Hélène, Patrice, Elisabeth et Henri !

 

Photo et texte © SN 2012

08/05/2012

une porte, un jardin...

 

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Une table bleue perdue dans les feuillages

Un chat blanc, un chat noir

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est- on dans un film de Kusturica

des papiers de prière mis à sécher

des bouts de bois dans le vide

des cailloux disposés, les uns sur les autres

quel est ce jardin

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Des fraisiers, des fraisiers, des fraisiers

 

06/05/2012

Entre Vis et Hérault

 

Une verdure neuve, vers le ciel tournée,

trouée de lumière

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Des panneaux d'un autre âge

quand la route était encore aux tractions et aux efforts démesurés

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La Vis coule, paisible, vers son fleuve qui l'attend, non loin de là

 

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Foison de verdure entrelacée

tendre sous les ombrages au bord du fleuve

qui cache les maisons des anciens ingénieurs des mines de plomb

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Le franchissement, les hommes venus à pied du Nord pour rejoindre l'Espagne

Le fleuve est là qui les regarde

Anciennes traces

tags endormis

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texte et photos © SN 2012