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28/03/2014

Fable : Le dromadaire et l'oiseau

 

 

Le dromadaire et l’oiseau

L’Amour avait disparu de la terre.
Alors l’oiseau qui avait enterré sa mère dans sa tête dit au dromadaire qui passait par là :
« Dis, toi, où vas-tu ? J’ai besoin que tu m’emmènes près de la source dans la montagne. Les Hommes n’ont plus d’espoir. Je dois les aider. »
Le dromadaire acquiesça et l’oiseau s’installa entre ses deux oreilles.
Ils marchèrent longtemps dans le désert. Trois jours et trois nuits.
Une fois arrivés, l’oiseau dit :
« Attends-moi ici. Je dois rencontrer la déesse de la source magique.»
La déesse l’attendait, avait préparé un élixir.
« Tiens, dit-elle. Prends-en soin. N’en perds pas une seule goutte. Je sais que tu as fait un long voyage mais tu dois chanter pour moi maintenant. Tu dois chanter toute la nuit.»
L’oiseau prit sa plus belle voix, sortit ses plus belles plumes et entama un long chant triste qui disait toute la souffrance des hommes et tout leur espoir. La déesse s’endormit. L’oiseau siffla. Le dromadaire se releva. Ils avaient le cœur léger. Le retour serait rapide. Ils amenaient une bonne nouvelle.
Quand l’oiseau arriva près de la ville, il vit la source qu’il cherchait. Il n’avait plus qu’à vider le flacon. L’eau redeviendrait claire. Les Hommes auraient à nouveau les yeux qui brilleraient. Il exécuta la prophétie. Les Hommes s’approchèrent, tendirent leurs lèvres sèches. Burent. Se remirent à sourire et partirent en chantant dans les rues.
L’oiseau et le dromadaire ne se quittèrent plus jamais.

 

 

http://lesamesoffensees.wordpress.com/2014/03/26/concours...

 

 

18/03/2014

Rencontre littéraire - Frontignan

 

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15/03/2014

Une note de lecture à propos du recueil "Vivant parmi les vivants"

 

Une note de lecture rédigée par l'auteur et poète, Lucien Wasselin à propos de mon recueil de nouvelles, "Vivant parmi les vivants" publié en décembre 2013 :

Sabine Normand : « Vivant parmi les vivants ».


"Sabine Normand a l’art de se mettre dans la peau de ses personnages. Elle sait les créer et les faire vivre (ou mourir) grâce à son style particulier : parlé et familier (comme ses héros), mais terriblement efficace. On a l’impression d’un réalisme de nouvelle facture. Mais elle maîtrise parfaitement l’art difficile de la nouvelle : resserrement de l’action, exploration psychologique du personnage et dénouement inattendu et bref.

Dans ce recueil, sauf peut-être dans Belle plante, l’auteur met en scène le point de rupture d’une histoire commencée hors récit. Le lecteur peut facilement croire au rejet d’une certaine vie imposée au personnage principal mais les choses ne sont pas si simples car Sabine Normand explore aussi la contradiction entre l’amour de la vie (d’une certaine vie) et le rejet de la vie (une autre certaine vie). C’est net avec Vivant parmi les vivants, où l’acharnement thérapeutique est condamné alors que l’amour de la vie est dit avec délicatesse. C’est net avec Pensées éternelles, où parle une femme qui a connu toutes les misères du monde (une mère acariâtre, un père qui a quitté sa famille, un mari imposé et mort trop tôt, les ménages pour survivre…). Un long soliloque dit une vie ratée jusqu’au jour où… Mais il faut tout lire !

C’est net avec La vie est belle, où un jeune homme et une jeune femme se quittent. Et ça dérape durablement : l’homme va voir un film et se fait son cinéma : James Stewart sur l’écran et une jeune fille désirable à ses côtés… Il lui faut prendre une décision… Sauf que…, mais je ne dévoilerai pas la fin qui prouve que Sabine Normand sait mener son affaire jusqu’au bout.  
 Une belle unité de ton. "

03/03/2014

Les mots se balancent

 

 

Les mots ne viennent pas tous seuls

Il faut les déterrer

Les attraper

à la grille des mouches.

Je contiens toutes les histoires

Elles sont là, dans la main

J'attends qu'elles poussent.

Dimanche

les mots se balancent

sur le fil à linge

Attendent de sécher.

A petits pas, dans la nuit

Se blottir

Allumer des brasiers de mots

pour éclairer nos nuits.

Sentir le vent

tracer sa ligne

à travers nos membres.

Dans la nuit noire

de mes mots

Brille une ampoule magique.

Je cherche un mot

Je le mets dans une boîte

Je le fais chanter comme un grillon.

 

 

 

© SN

08:59 Publié dans POAIMES | Lien permanent | Commentaires (0)