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12/09/2014

"Vivant parmi les vivants", un recueil de nouvelles

 

Dans ce recueil de nouvelles

 "Sabine Normand a l’art de se mettre dans la peau de ses personnages. Elle sait les créer et les faire vivre (ou mourir) grâce à son style particulier : parlé et familier (comme ses héros), mais terriblement efficace. On a l’impression d’un réalisme de nouvelle facture.
Elle maîtrise parfaitement l’art difficile de la nouvelle : resserrement de l’action, exploration psychologique du personnage et dénouement inattendu et bref."

Chronique de Lucien Wasselin, parue dans la Revue Texture, mars 2014.

 

photo du recueil VIVANT.jpg

Pour commander le recueil, c'est ici

 

 

 

 

 

18/06/2014

Nouvelle chronique sur le recueil de nouvelles "Vivant parmi les vivants"

 

Parution d'une nouvelle chronique sur "Vivant parmi les vivants" dans le dernier numéro du mois de juin de la revue Décharge, dirigée par Jacques MORIN :


"J'ai lu ce recueil de sabine normand avec plaisir, voire avec avidité.
Le procédé narratif est efficace, voix intérieure du personnage principal, auquel on s'assimile rapidement, quel qu'il soit : femme, homme, jeune, vieux...Langage parlé du quotidien, de l'ordinaire. Et pas de dialogue, ce qui ajoute encore à l'identification.
Le récit intérieur est conduit avec souplesse, maîtrise et subtilité.

On entre chaque fois au coeur d'un destin.


La fin (de vie), la rencontre, l'amour règlent les épisodes de ces héros entrevus jusqu'au bout de leurs désirs, désespoir ou engagement...."

 

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19/04/2014

Une chronique sur le recueil "Vivant parmi les vivants"


Une chronique du site "Encres Vagabondes " :

 

 

 

Sabine NORMAND

 

Vivant parmi les vivants


  Les humains, les pauvres humains
Sont bien à plaindre à la fin
Pourtant les anges du ciel
Echangeraient leurs deux ailes
Pour porter nos têtes folles
Danser notre farandole
Et puis finir comme des chiens
J'y comprends rien, rien


(Extrait de La danse la moins jolie,
une chanson de Félix Leclerc)

Le souffle, ténu, l'espoir, malgré tout, se faufilent entre les pages de ce petit recueil de six nouvelles. La page blanche, au verso de chaque page imprimée, comme une plage de respiration, un appel d'air. La maison d'édition ne s'appelle-t-elle pas "Souffles" ?

Malgré une vie de chien faite de misères physiques et morales, chacun des six pauvres humains de ces nouvelles, dans un langage à son image, trivial, part en quête de souffle. Pauvre âme encore animée du désir de vivre, d'aimer, de courir, de sentir les herbes chaudes frôler ses jambes nue. [...] sentir, lui aussi la neige sur ses lèvres.

Un moribond rêve de coucher sur un matelas d'herbes et de fesses voluptueuses.
Une petite vieille percluse de douleurs s'étalerait bien par terre pour être emmenée sur une civière tenue par deux jeunes hommes musclés, beaux et musclés, qui sentiraient la lessive, la lavande parfumée du matin.
Une mère de famille, épuisée par sa marmaille, comme une ado, vole des culottes. Une couleur pour chaque jour. […] Des vertes pour les grands chemins, quand la liberté est à deux doigts du paradis. Elle s'imagine en dessous entièrement roses. Ainsi son cul aura la couleur du bonheur. La couleur des jours clairs comme l'aube sur les joues des jeunes filles.
Madeleine, la vieille grenouille de bénitier, est le clou de cette galerie d'humbles, d'oubliés, de malheureux. Elle, elle parle à Dieu et il lui répond. Mais en faisant le bilan de sa vie d'esclave, tout à coup, elle veut une vie à soi et considère que ça suffit, que c'est le Seigneur qui devrait la remercier, après tout ce que j'avais fait pour lui !

On se reconnait dans ces dérisoires destins, dans cet angoissant sentiment de passer à côté de la vie. C'est pour ça, que nous aussi, on veut partir retrouver les odeurs du matin, des sous-bois, de l'herbe mouillée. Le goût du bonheur persiste au travers des lignes cruelles et désespérées de ce recueil, bouquet vivant qui lui ne fanera pas comme le bouquet que la femme de la nouvelle Belle Plante jette rageusement. Mais il lui a servi de détonateur : rester vivante. C'est décidé. Résolution de février. Se couper les tiges et acheter de belles jaunes, de belles roses. Pour moi, rien que pour moi.

Sylvie Lansade 
(18/04/14)

 

photo du recueil VIVANT.jpg

 http://www.encres-vagabondes.com/magazine2/normand.htm

 

 

 

18/04/2014

PArution

 

La nouvelle "A emporter" est disponible en ligne sur le site de Short Editions.

 

On peut la lire ici :

http://short-edition.com/oeuvre/nouvelles/a-emporter-1

 

Elle concourt pour le Grand Prix de Short Editions catégorie Nouvelles.

 

Chers Amis, lisez-la, et si vous aimez, votez pour elle sur le site !

C'est facile, un simple clic et c'est fait !

Vous pouvez aussi la partager sur les réseaux sociaux !

 

Bonne lecture !

 

 

09/04/2014

Parution

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Parution de la nouvelle, "Fruit défendu", in revue Etoiles d'Encre, éditions Chèvrefeuille étoilée, Montpellier, Mars 2014.

 

 

28/03/2014

Fable : Le dromadaire et l'oiseau

 

 

Le dromadaire et l’oiseau

L’Amour avait disparu de la terre.
Alors l’oiseau qui avait enterré sa mère dans sa tête dit au dromadaire qui passait par là :
« Dis, toi, où vas-tu ? J’ai besoin que tu m’emmènes près de la source dans la montagne. Les Hommes n’ont plus d’espoir. Je dois les aider. »
Le dromadaire acquiesça et l’oiseau s’installa entre ses deux oreilles.
Ils marchèrent longtemps dans le désert. Trois jours et trois nuits.
Une fois arrivés, l’oiseau dit :
« Attends-moi ici. Je dois rencontrer la déesse de la source magique.»
La déesse l’attendait, avait préparé un élixir.
« Tiens, dit-elle. Prends-en soin. N’en perds pas une seule goutte. Je sais que tu as fait un long voyage mais tu dois chanter pour moi maintenant. Tu dois chanter toute la nuit.»
L’oiseau prit sa plus belle voix, sortit ses plus belles plumes et entama un long chant triste qui disait toute la souffrance des hommes et tout leur espoir. La déesse s’endormit. L’oiseau siffla. Le dromadaire se releva. Ils avaient le cœur léger. Le retour serait rapide. Ils amenaient une bonne nouvelle.
Quand l’oiseau arriva près de la ville, il vit la source qu’il cherchait. Il n’avait plus qu’à vider le flacon. L’eau redeviendrait claire. Les Hommes auraient à nouveau les yeux qui brilleraient. Il exécuta la prophétie. Les Hommes s’approchèrent, tendirent leurs lèvres sèches. Burent. Se remirent à sourire et partirent en chantant dans les rues.
L’oiseau et le dromadaire ne se quittèrent plus jamais.

 

 

http://lesamesoffensees.wordpress.com/2014/03/26/concours...

 

 

15/03/2014

Une note de lecture à propos du recueil "Vivant parmi les vivants"

 

Une note de lecture rédigée par l'auteur et poète, Lucien Wasselin à propos de mon recueil de nouvelles, "Vivant parmi les vivants" publié en décembre 2013 :

Sabine Normand : « Vivant parmi les vivants ».


"Sabine Normand a l’art de se mettre dans la peau de ses personnages. Elle sait les créer et les faire vivre (ou mourir) grâce à son style particulier : parlé et familier (comme ses héros), mais terriblement efficace. On a l’impression d’un réalisme de nouvelle facture. Mais elle maîtrise parfaitement l’art difficile de la nouvelle : resserrement de l’action, exploration psychologique du personnage et dénouement inattendu et bref.

Dans ce recueil, sauf peut-être dans Belle plante, l’auteur met en scène le point de rupture d’une histoire commencée hors récit. Le lecteur peut facilement croire au rejet d’une certaine vie imposée au personnage principal mais les choses ne sont pas si simples car Sabine Normand explore aussi la contradiction entre l’amour de la vie (d’une certaine vie) et le rejet de la vie (une autre certaine vie). C’est net avec Vivant parmi les vivants, où l’acharnement thérapeutique est condamné alors que l’amour de la vie est dit avec délicatesse. C’est net avec Pensées éternelles, où parle une femme qui a connu toutes les misères du monde (une mère acariâtre, un père qui a quitté sa famille, un mari imposé et mort trop tôt, les ménages pour survivre…). Un long soliloque dit une vie ratée jusqu’au jour où… Mais il faut tout lire !

C’est net avec La vie est belle, où un jeune homme et une jeune femme se quittent. Et ça dérape durablement : l’homme va voir un film et se fait son cinéma : James Stewart sur l’écran et une jeune fille désirable à ses côtés… Il lui faut prendre une décision… Sauf que…, mais je ne dévoilerai pas la fin qui prouve que Sabine Normand sait mener son affaire jusqu’au bout.  
 Une belle unité de ton. "

20/02/2014

Poème : Je serai nue

 

 

 

Je serai nue devant toi

 

Je ne regarderai rien autour

 

Je saurai dire ce qui vient

 

Sans bégayer.

 

Ce sera juste

 

et vrai

 

et lumineux.

 

Alors

 

Tu te lèveras

 

Tu partiras

 

sans me regarder

 

sans un mot

 

Tu soulèveras tes chaussures de papier

 

Je regarderai voler au-dessus de toi l’ombre de tes semelles

 

Tournoyantes

 

Rougeoyantes

 

Et rien

 

Jamais

 

ne pourra amonceler la lumière qui surgira.

 

Ce sera une flamme

 

Une lumière nue

 

Une ampoule

 

Seule

 

A un seul filament.

 

Je te regarderai partir

 

Et autour de nous

 

Les gens

 

N’oseront pas interrompre

 

Ta démarche lente et saccadée.

 

 

Les chiens tournoieront

 

Eux aussi

 

Sur eux-mêmes

 

Les ânes braieront

 

Les coqs suspendront leur cri

 

Même l’aube

 

Ne se lèvera pas de son lit

 

Tout sera silencieux

 

Sauf ma main qui te guettera

 

Dans le lointain

 

Je serai immobile

 

Calme et droite

 

Au milieu de nulle part

Un sourire arrivera

 

Sur mes lèvres fatiguées

 

Et tièdes

 

Et j’aurai envie à nouveau

 

de soulever le monde

 

De le faire briller

 

Pour des yeux immobiles

 

Qui ne regarderont pas

 

Les écailles argentées

 

Des poissons

 

Qui courent

 

Dans le fond de mon cœur.

 

 

 

Poème publié dans la revue d'Ici Là, dirigée par Pierre Ménard, Paris, Février 2014.

 

 

 

16/12/2013

Parution


 

 

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Recueil de nouvelles : Vivant parmi les vivants, Sabine Normand,

éditions Souffles, Montpellier, 2013, 84 pages.

12 euros

 

Grand Prix Gaston Baissette

Les Ecrivains Méditerranéens

 

 

Pour passer commande, merci de laisser un message dans les commentaires.

 

 

 

 

 

 

15/12/2013

Palmarès des 71e Jeux Méditerranéens : Le Prix de prose Gaston Baissette décerné par la revue Souffles et l'association des Ecrivains Méditerranéens

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Avec Marc Wetzel, Christophe Corp de la revue Souffles et le comédien Patrick Vendrin

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Le président de la revue Souffles, le poète et romancier Jean Joubert

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Patrick Vendrin en pleine concentration avant les lectures des textes

 

 

 

Belle soirée hier soir pour la remise des prix des 71e Jeux méditerranéens qui avaient lieu au salon du belvédère du Corum, à Montpellier.

J'ai eu le plaisir de recevoir le grand Prix de prose Gaston Baissette pour un ensemble de nouvelles, prix décerné par  l'association des Ecrivains Méditerranéens et la revue de poésie Souffles.

 

 Le grand prix de prose Gaston Baissette est attribué à une nouvelle (ou plusieurs) de 30 à 40 pages.

Voici ce que dit Souffles au sujet de la nouvelle :

"Pour nous, la nouvelle (dite la Brève) est un texte bref comme son nom l'indique (de 1 à 10 pages maximum) rapide, dont les évènements resserrés autour d'une action centrale, souvent singulière, mène à une fin abrupte, parfois inattendue qui dénoue l'action enclenchée.

Il s'agit pour notre association de valoriser la nouvelle, l'extrême concision du texte, le dépouillement.  

L'écriture prime sur le fond quitte à ce que le texte demeure inachevé, rempli de silences, d'espaces à rêver ou de non-dits."

 

La revue Souffles est une publication semestrielle de l'Association des Écrivains méditerranéens basée à Montpellier, et fondée en 1942 dans la clandestinité par le poète Robert Marty (président jusqu'en 1986) et le poète et peintre Paul Bouges.

C'est l'une des plus anciennes revues françaises de poésie et la plus ancienne du Languedoc.

 

L'association décerne trois grands Prix et trois prix spéciaux par an, et présente les lauréats dans le numéro suivant de Souffles, avec des extraits de leurs œuvres. Par le biais de ces prix littéraires décernés chaque année, Souffles s'attache à faire découvrir de nouveaux talents poétiques.

 

Les trois grands prix de la revue Souffles, décernés chaque année, sont :

  • Le Grand Prix de poésie Joseph Delteil, destiné à couronner un manuscrit dont la sensibilité et l'écriture poétique suscitent une émotion esthétique profonde et durable.

 

  • Le Grand prix de prose Gaston Baissette, décerné à un recueil de textes (nouvelles, contes ou récits) originaux et présentant de réelles qualités d'écriture.

 

  • Le Grand Prix du Livre d'artiste de la ville de Montpellier, attribué à un recueil de poésie ou prose poétique présentant une unité d'inspiration et de style.

 

 

 En 2012, j'avais obtenu, décerné également par la revue Souffles, le Prix du texte court, pour le texte "Au delà du bleu".