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09/03/2012

Germaine Richier

 

 

Un des plus grands sculpteur du XXeme siècle.

décédée à Montpellier en 1959.

Elle a été l'élève de Bourdelle.

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Une salle lui est consacrée au Musée Fabre (voir ici)

07:21 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : femme, art

29/03/2010

Trop belle, Norma Jean Baker

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Photographies extraites de l'exposition "Marilyn" à la Galerie de l'Instant à Paris jusqu'au 21 avril (clic).
 

13:35 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : femme, photo

08/06/2009

Isabelle Marsala, artiste peintre montpelliéraine

Une superbe artiste montpelliéraine que je viens de découvrir.

Très beaux portraits de femmes. Un peu, beaucoup, mélancoliques.


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19:00 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : peinture, art, femme

29/03/2009

La peau du jour

Photo004.jpgLa liberté intellectuelle dépend des choses matérielles.

La poésie dépend de la liberté intellectuelle. Et les femmes ont toujours été pauvres, et cela non seulement depuis deux cent ans, mais depuis le commencement des temps. Les femmes ont eu moins de liberté intellectuelle que les fils des esclaves athéniens. Les femmes n'ont donc pas eu la moindre chance de pouvoir écrire des poèmes. (...)

Mais pourquoi, pouvez-vous m'objecter, attacher une si grande importance au fait que les femmes puissent écrire des livres quand, selon vous, écrire exige tant d'efforts, mène peut-être au meurtre de sa propre tante, et presque sûrement à être en retard pour le déjeuner, et peut aboutir à de sérieuses disputes avec de très braves gens?

J'espère que, d'une façon ou d'une autre, vous avez en votre possession assez d'argent pour voyager et vivre dans l'oisiveté, pour contempler l'avenir et le passé du monde, pour rêvasser sur des livres et musarder aux coins des rues et laisser la ligne de la pensée s'enfoncer profondément dans l'eau du fleuve.

Je vous demande d'écrire plus de livres, je vous pousse à faire ce qui sera un bien pour vous et un bien pour le monde en général.
Qu'entend-on par "réalité" ?

Cela semble être quelque chose de très changeant sur quoi on ne peut compter - que tantôt on trouve sur une route poussiéreuse, tantôt sur un morceau de journal, dans la rue, qui parfois est une jonquille au soleil.
La vérité projette sa lumière sur un groupe dans une pièce ou marque quelque propos passager.
Elle se précipite sur vous tandis que sous un ciel étoilé vous rentrez à la maison et transforme le monde du silence en quelque chose de plus réel que le monde des paroles - et puis la voici de nouveau dans un omnibus dans le vacarme de Piccadilly. Parfois aussi elle se fige en des formes très éloignées pour que nous puissions discerner quelle est leur nature. Mais tout ce qu'elle touche, elle le rend stable et permanent.
C'est là ce qui demeure quand la peau du jour a été jetée dans la haie : c'est là ce qui reste du passé, et de nos amours, et de nos haines.

Or, l'écrivain a la chance, me semble-t-il, de vivre plus que tout autre en présence de cette réalité. C'est son rôle de la découvrir, de la rassembler et de la communiquer.

Virginia WOOLF, Une chambre à soi.

14:13 Publié dans 1 texte / 1 auteur | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : femme, mots

08/03/2009

Les femmes selon Vialatte

voyage sabine 022.jpg La femme remonte à la plus haute antiquité.
Elle est coiffée d'un haut chignon. C'est elle qui reçoit le facteur, qui reprise les chaussettes, et fait le catéchisme aux enfants.
Je l'ai bien connue dans mon enfance. Sous la forme insolite de Melle Guérin. Nous étions assis sur un banc. Elle, sur une chaise en face de nous. Toute petite, toute menue, et tout de noir vêtue. Pareille à une fourmi. Une fourmi bienveillante. Avec de beaux yeux bleus et de très jolis cheveux blancs. Et un boa autour du cou. Un petit boa. Pour le grandiose. Pour la toilette et la féminité. Pour le principe et la bourgeoisie. Bref, pour la classification. Ce boa nous fascinait. Il avait des plumes noires qui se moiraient de reflets zinzolins. Nous le trouvions luxueux et incompréhensibles.
(...)
La femme se compose essentiellement d'un chignon et d'un sac à main. C'est par le sac à main qu'elle se distingue de l'homme. Il contient tout, plus un bas de rechange, des ballerines pour conduire, un parapluie Tom Pouce, le noir, le rouge, le vert et la poudre compacte, une petite lampe pour fouiller dans le sac, des choses qui brillent parce qu'elles sont dorées, un capuchon en plastique transparent, et la lettre qu'on cherchait partout depuis des semaines.
Il y a aussi, sous un mouchoir, une grosse paire de souliers de montagne. On ne s'expliquerait pas autrement la dimension des sacs à main.
(...)
Il y a des femmes qui chantent la Marseillaise, drapées dans le drapeau tricolore, d'autres qui attendent l'autobus 27 au coin du boulevard Arago ; il y en a qui rappellent leur chien; il y en a qui jouent du tambour dans "l'orchestres des Hirondelles", d'autres qui sont parents d'élèves, et d'autres qui volent des lapins. On voit par là leur infinie diversité. C'est pourquoi il est difficile de prendre une vue synthétique de la femme et d'en faire un tableau complet. Le docteur Garnier a réussi pourtant, en 1883, dans son beau traité du Mariage, à la page 196, à établir d'une façon générale que la femme a la graisse plus blanche et bien plus fine que celle de l'homme, et le genou plus gros et plus rond. Elle a également dix ans de moins. Cet âge inférieur à celui de l'homme change aussi bien moins fréquemment. Balzac pose en principe que les dix plus belles années se situent, pour la femme, entre 29 et 30 ans.
C'est au cours des grandes migrations que la femme donne sa plus belle mesure. Elle jette pêle-mêle les enfants et les sacs dans les hauts chariots à roues pleines, elle les bâche, elle attelle elle-même les chiens de traîneau. Elle fait le coup de feu contre les Peaux-Rouges. Elle rattrape, à l'étape, les juments égarées.(...)
La femme a trois sortes de chichis : les grands chichis, les moyens chichis, et enfin pas de chichis du tout.
Pour faire les grands, elle oint sa peau de substances grasses violemment colorées, elle peint son corps en guerre contre les soldats hurons. Avec des produits en franglais : l'eye-liner, le flash-back, que sais-je ? Elle se badigeonne de flash-back, elle se frictionne les omoplates à l'eye-liner. Elle va chercher du bouillon e poireau à la cuisine. Elle se fait des masques de tomate, de jaune d'oeuf et de fromage blanc. Elle laisse durcir, puis elle arrache avec les ongles. Elle se baigne dans le jus de concombre, elle se frotte les gencives avec un noyau de pêche, elle se parfume à la chlorophylle, elle se caresse avec de l'échalote, elle se gratte avec des orties. Elle se fait macérer dans la purée de fourmis.
A peine sèche, le coiffeur l'enferme au fond de sa cave. A côté de vingt-cinq autres femmes. Sur des fauteuils. Toutes immobiles. Comme des poupées. Comme des momies. Dans un drap blanc.
Spectacle du monde, Juin 1968.

22:26 Publié dans 1 texte / 1 auteur | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : femme, mots

06/03/2009

Chut !

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23:00 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : femme