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10/06/2012

Kerouac on the road

A l'heure où le texte de "Sur la route" est exposé à Paris au Musée des manuscrits et que sort sur les écrans le film du même nom présenté à Cannes,

entendre Kerouac en lire quelques extraits. Son rythme, son énergie. Irremplacable.

Et le voir à NY City, sourire à la caméra, en berçant un enfant.

La route est longue, les mots immenses et tranchants comme des lames de rasoirs.

 

 

 

"La grande maison de l'âme est la route ouverte."

D.H Laurence

03/04/2012

DIs-moi 10 mots qui te racontent


Cette année, le ministère de la Culture a choisi dans l'oeuvre de Jean-Jacques Rousseau de piocher les 10 mots pour inciter tout un chacun à produire un texte ou une image avec ces 10 mots, qui fonctionne comme une invitation, très ouverte à l'espression.

Cette année :

âme - autrement - caractère -

chez - confier - histoire - naturel - penchant - songe

- transports -


J'ai participé à l'appel à textes de la Région Rhône - Alpes. Les textes des lauréats dont je fais partie sont aujourd'hui publiés par Les éditions Grains de sel, dans leur supplément 2012 au magazine du même nom du mois de mars.

1033 textes et 328 créations plastiques ont été envoyés cette année.

Durant toute l'année 2012, Jean-Jacques Rousseau sera célébré en Rhône-Alpes. Spectacles, colloques, expositions, publications... ponctueront cette année rousseauiste.

Programme à retrouver ici.


mots,écriture


22:36 Publié dans Publications | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mots, écriture

20/02/2012

Avenue de la mer

 

Il faut au moins une avenue pour aller à la mer. Un boulevard. Une artère. Type ramblas. Comme en Espagne.

Montpellier lorgne vers le sud. C'est tout droit pourrait-on dire à celui qui demanderait, Où c'est la mer.

Par là, suivez le soleil.

Avant, on y allait en train à la mer. Le petit train de Palavas. Avant les congés payés. Les premiers bains de mer des élégantes. C'était chic.

Après le tram. Yalla, tous en coeur, le dimanche. aujourd'hui les voitures. Non. Il faut protéger les espaces naturels, le Lido.

Je me souviens d'un panneau au bord du Lez, en pleine ville. Ecrit, Les plages. On y était déjà.

mots, mer, Mauguio

Port de Carnon

mots, mer, Mauguio

19/02/2012

Impressions melgoriennes

 

Du bois vert et bleu, presque rouillé. Du bois de volet. Echardé. Poli par le vent et le sel.

Fenêtre barrée en bout de salaison. Quatre bouts de planches croisées.

Chat après festin, yeux clos. Chat devant poisson, indécis.

Salaison bleu nuit qui court vers l'étang de l'or. Piquets vers le ciel.  Filets qui sèchent, capoujades.

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Panneaux de danger. Mèffi.  Taureaux et véhicules.

Pinces à linge face à l'étang. Salon d'été, salon d'hiver. Les anguilles sont à vendre. Les chats se lèchent les babines.

Un poisson d'argent dirige le vent en haut de la tourette.

Un chasseur de canards et d'alligators. Une araignée noire et des fossiles.

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Une place de la mairie pleine de couleurs. Des salades, des choux et des oranges.

Le fronton de l'hôtel particulier avec Bacchus qui trône, imposant.

La ville vue de la Motte : une ramassée de toits, lamairie, l'église, les arènes, le pic Saint-Loup au loin, l'allée de platanes. Vue panoramique. Et dessous, les eaux. Encore, partout.

La salle des vannes, quelques chaises oubliées. On écoute l'eau, parfois, dans les tuyaux.

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Une cabane entourée de roseaux. Un arbre enchevêtré devant qui sert de frontière. On ne rentre pas, on ne rentre plus.

La cabane trempée. Trempée dans quoi ? Restes de loupoites autour des fenêtres.  Un four avec des yeux qui vous regarde. Quelques chaises. Une boîte aux lettres verte.

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Texte et photos © SN 2012

 

Notes et photographies réalisées lors de l'atelier de P.Ménard, à Mauguio.

Pour consulter le livre numérique collectif issu de cet atelier, cliquer ici.

18/02/2012

Ecrire sur la ville

 

Comment parle-t-on, comment écrit-on sur une ville ?

Comment transmettre la réalité, une réalité ? A travers du son, des images, des mots.

C'est ce que proposent la médiathèque de Mauguio, et Pierre Ménard, auteur, avec la fabrication d'un "livre numérique."

 

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Lire la ville à ciel ouvert, à mots couverts.

 

L’arpenter, la digérer, la recracher avec des sons, des images.

La ville est un décor et je cherche derrière où se cache la vérité.

 Mauguio est une barque qui flotte vers demain.

 

Photos et texte © SN 2012

 

Questions annexes : est-ce que le livre va disparaître ?

Est-ce que c'est la fin de la fiction, de la narration..?

Est-ce qu'on peut échapper à l'immédiateté... ? Est-ce qu'on doit échapper à l'immediateté..? -)

 

 

30/07/2011

Sète : une ville sous les mots. Le festival de poésie "Voix Vives".

 

Les mots ont envahi la ville, les quartiers, les places.

Les mots sont posés sur la ville. Selon un habitant du quartier haut qui voit passer, hébétés, les touristes pressés d'aller à la prochaine lecture, qui lisent, concentrés, sur les parapets, les murs de la ville se transforment en voyelles, les voitures en consonnes.

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Cour d'une maison privée où se déroulent des ateliers. Au loin, entre les murs, les tuiles, la mer.

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Le café social, une institution. Le soir, les artistes viennent y manger, écouter un air de hautbois, là, sur la place de l'Hospitalet, où le répertoire de Brassens est revisité en occitan par les Corna d'Auroc.

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Par-dessus les toits, le chant du oud et du poète se mêlent au rire des goélands et des corne de brume des navires.

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09:00 Publié dans Journal | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : sète, mer, lectures, port, mots

22/07/2011

Sous le regard retable d'Arrabal

 

Comme le surnomme Lucien Clergue, en raison de ses lunettes ouvertes ou fermées,

selon son humeur, ses émotions,

son envie d'apparaître ou de disparaître.

Merci Hélène pour cette déambulation et cette soirée exceptionnelle

de mots, de poésie et de folie !

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Lodève, juillet 2011


"Tu accordais questions et réponses

Tu transformais l'éternité et ses instants.

Tu rêvais sans chimère ni utopie."

Fernando Arrabal

07:30 Publié dans Journal | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mots, poésie, lodève

30/05/2011

Ecrire en mai, à Bages : un festival de mots au bord de l'eau

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Une déambulation avec Christian Glace, sculpteur, entre l'eau et le ciel

L'étang de Bages et la garrigue,

Objectif de l'atelier : revenir au réel, au sensible,

entre la terre et l'eau, le vent, le ciel

dans l'ici et maintenant

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sur le ponton, écouter le vent

Ecouter les mots de Manciet, Guillevic, Octavio Paz... et rêver

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Où est la terre, où est le ciel ?

 


 

07:00 Publié dans Journal | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : mots, bleu, bages, étang

01/12/2010

Chronique des H et des Y

 

 

 

On est toujours ennuyé avec les noms en ski : Dostoïevski, Trotski, Khrouchtchev… Faut-il un i ou un y ? Avec Khrouchtchev, aucun problème. Mais avec les autres ? S'ils sont russes, il ne faut jamais d' y, s'ils sont polonais, on ne sait pas. De plus, en polonais, ils prennent le féminin. M. Leczynski, Mme Leczynska ; mais non en russe : on dit M. Dostoïevski, on ne dit pas Mme Dostoïevska; ce sont des petites choses qui peuvent aider. Une fois qu'on les sait il serait exagéré de dire qu'on connaît le russe ou le polonais, qu'on y est assis ; ce serait trop dire ; on est seulement dans la bonne direction, on a le derrière entre les bras du fauteuil.
Engageons-le plus étroitement. On trouve souvent dans les langues slaves des groupes de lettres difficiles à prononcer : Prz, Brrgrtvz, etc. Je lisais, quand j'étais enfant , Les deux nigauds de La comtesse de Ségur ; il y avait là un Polonais qui s'appelait, Dieu me pardonne, Cozrgrbrlevski, et l'homme se sent peu de chose quand il doit prononcer un tel nom d'un seul coup. Il existe également en Méditerranée des îles au nom serbo-croate : Krzn, ou Brd, ou Grk, ou quelque chose d'approchant. Ce sont des sons que le porc arrive à imiter, s'il a de la chance, quand il grommelle sur sa pâtée, parce que ses oreilles l'embarrassent (élevez du porc anglo-normand, le porc français a l'oreille trop longue, elle lui cache sa pâtée, et il ne profite pas bien) mais l'homme moyen qui n'a pas le nez bouché ? (pour le déboucher, mâchez du miel, un conseil est toujours utile). Ne vous perdez pas dans les détails, prononcez ch, ou tch, vous aurez des chances de tomber juste beaucoup plus souvent que vous ne pensez ; c'est une règle que je me suis faite, je ne m'en suis jamais trouvé mal, on est bien obligé de ses donner des lois. Et, d'ailleurs, que feriez-vous d'autre ? Quand une clarinette est bouchée, Chopin lui-même (et pourtant quel pianiste ! son nom l'indique assez), n'en tirerait aucun son.       Ou alors tournez la difficulté, employez d'habiles équivalents : au lieu de dire : « après la chute de Przemysl », dites : « après la victoire de Valmy », ce sera toujours un nom de bataille, la couleur locale sera sauvée. Au lieu de dire : « à Brno », dites : « à Perpignan », les mœurs des hommes, d'un pays à l'autre, ne sont pas tellement différentes ; soutenez ce point de vue, il est trèsjuste.
L'homme reste l'homme .


Et c'est ainsi qu'Allah est grand.

Chronique des choses grandes et magnifiques
Alexandre VIALATTE ( 1960)

10/11/2010

En haut de la montagne

 

 

Que tu trésailles -
Et tombent des montagnes,
Et monte - l'âme !
Laisse mon chant monter :
Chant de l'entraille,
de ma montagne.

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Je ne pourrai
Ni là, ni désormais
Combler l'entraille.
Laisse mon chant monter
Tout au sommet
De la montagne...

Marina Tsvetaeva, Le poème de la montagne (extraits), in "Le ciel brûle".