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17/04/2010

Cabanes de vignes

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Elle se laisse voir désormais au passant

au visiteur elle montre son ventre

son antre

 

loquet cassé

chaise oubliée

piquets de vigne entassés

barbelés en tas

 

 

 

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Cabane de vigne

oubliée, abandonnée

environnée de romarins en fleurs

sur une petite butte

tournée vers le sud.

Les abeilles, les gros bourdons

butinent à qui mieux-mieux

les papillons passent

tranquilles

sans attendre

07/03/2010

Les caves coop en languedoc - Roussillon : un beau livre chez lieux-dits éditions

Un beau livre en papier glacé de 256 pages vient de sortir sur l'histoire et l'architecture des caves coopératives du Languedoc - Roussillon. "Cathédrale du vin", la cave coopérative rythme le paysage et s'impose comme l'édifice emblématique du village.
La coopé est chère aux Languedociens...
Avec plus de 550 caves, la région s'érige en symbole du mouvement coopératif viticole français. En introduction, Geneviève Gavignaud-Fontaine revient sur l'histoire du mouvement coopératif, puis Jean-Louis Vayssette présente les architectes et les décors majeurs qui marquent l'espace de leurs empreintes.
 
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Jean-Michel Sauget présente les principaux types de plans de caves coopératives dans l'article intitulé "Entre architecture industrielle et oeuvre architecturale", Michel Wienin, dans "Fabriquer du vin", présente les principaux types de vinification.
 
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S.Normand et L.Rodriguez, dans "Alcools et eaux-de-vie" présentent les distilleries coopératives de l'Hérault, et Jean-Louis Touzard, dans l'article "L'affirmation d'un patrimoine régional pour le XXème siècle" présente le bilan économique et les enjeux de demain.
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"En s'intéressant aux architectes, au décor et aux bâtiments destinés à "fabriquer" du vin, cette étude défriche un terrain peu exploré et entend donner à ces édifices la place qu'ils méritent dans le patrimoine culturel français."
 

18:40 Publié dans Publications | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : vin, caves

05/06/2009

Des hommes et des femmes en colère : les évènements de 1907 dans l'Aude

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Dans l'excellent ouvrage publié par les Archives Départementales de l'Aude, "Vignerons en colère - 1907 dans l'Aude" (Editions du Conseil Général, 2007, 262 p.), pour commémorer le centenaire de la révolte viticole de 1907, il y a une iconographie riche et inédite.

 

 

Quelques exemples :

Manifestation à Carcassonne le 26 mai 1907, peinture de Pierre Dantoine.

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Sur les pancartes, on peut lire : "Les fraudeurs au canal, Du pain ou la mort, Le droit de vivre, Nous crevons de faim.

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Délégation du village de Leuc à la manifestation de Montpellier le 9 juin 1907, "la décisive", celle avant l'ultimatum lancé au gouvernement. Sur une des pancartes, on peut lire : "Saluez notre deuil. Nos droits ou le cercueil."

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Pancarte de Couffoulens-Cornèze. Oeuvre de Pierre Dantoine où l'on voit un paysan tirer les oreilles d'un élu surmonté de l'inscription

"Aquelo dato te caldra pas maï promettre". Le 10 juin 1907, c'est la démission d'Ernest Ferroul à Narbonne.

 

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Photographie de Pierre Dantoine pendant la guerre de 14 où il avait été mobilisé et où il a réalisé de nombreux dessins sur la vie dans les tranchées.

 

 

 

 

 

 

 

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La Une du journal "Le Tocsin" en 1907.

23:00 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : vin

15/03/2009

L'élevage du vin : témoignage

P1000634.JPGOn faisait du très bon vin. Michel s'était vraiment bien mis dans le pays. Il avait appris plusieurs techniques et savoirs-faire de différentes personnes.
Et puis il aimait ça, les vignes. Chaque année, celui qui nous prenait le vin au château de Leuc nous demandait ce que nous y faisions pour qu'il soit aussi bon. Au moment des vendanges, on ramassait le raison très tôt. On n'attendait pas qu'il se gâte.

On a renouvelé ou planté toutes les vignes que nous avons achetées.Ce n'était pas comme maintenant, les plants de vigne étaient alors tous mélangés. A la vigne de la montée, nous n'avions mis que des bons raisins : il y avait huit tières de Mauzac, huit tières de blanc d'espagne, huit tières de jurançon, de l'aramon, du muscat, du terret pour faire du vin blanc. La blanquette était en haut de la vigne, là où se trouvait le terrain le plus aride, et le terret, il servait à donner du degré. C'était un raisin jaune orangé, pas très bon à manger mais qui faisait du bon vin. On a aussi planté beaucoup de carignan. Une bonne partie de la production était pour notre consommation.

Pour les planter, nous avons beaucoup peiné. Il fallait labourer très profond. Nous n'étions pas équipés pour faire ce genre de travail. Nous avons acheté un petit tracteur quelques années après.
Nous n'avons jamais acheté de plants greffés. C'est Michel qui les préparait et qui le faisait. Je partais l'aider toute la journée. La veille du greffage, Michel laissait tremper les greffons dans de grands seaux d'eau pour qu'ils soient bien frais. Le lendemain, il coupait les branchages et fendait le cep de vigne. Nous suivions derrière avec des piquets pour attacher les "pourettes". Dès qu'elles sortaient, il fallait mettre un piquet pour que le vent ne les emporte pas. Nous devions ensuite le recouvrir avec de la terre très fine.

L'hiver, il partait tailler, seul.On commence en général à la fin du mois de novembre, aux alentours de la Ste Catherine, pour terminer vers le mois de mars quand les bourgeons commencent de sortir.
Il partait tous les jours jusqu'à la nuit. Il disait qu'il n'aurait jamais pu faire un métier dans un bureau et ne pas être son propre patron. Les vignes taillées, on pouvait commencer de faire les fagots de sarments.
On les laissait tout le long de la rangée, au fur et à mesure qu'on avançait. On les liait, puis on les charriait en bordure de chaque rangée.Là, on faisait un petit tas appelé une "massière". Ces massières étaient construites avec cinq fagots à la base, puis en diminuant, trois, deux, puis finalement un seul fagot au sommet.
Quand on se promenait sur les chemins, c'était très joli d'apercevoir ces petits monticules dispersés un peu partout sur les collines.(...)
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Au printemps, quand la vigne a déjà bien poussé, il faut ébourgeonner. On ne laissait que ceux du haut de la souche. Il y avait des plants de vigne qui en produisaient beaucoup plus que d'autres. Sur l'aramon, il n'y en avait pas beaucoup. Quand on labourait autour des ceps, il fallait que j'aille "déchauceler", c'est-à-dire enlever la terre restée autour du cep.
Ces vignes, on aurait dit des jardins tellement tout était entretenu, nettoyé dans les moindres recoins.
On partait soufrer au début du mois de mai. On commençait souvent avant la nuit, parce qu'à ce moment-là, il n'y avait pas trop de vent. Le matin, on réveillait tout le monde avec notre tracteur même si on n'était pas tout seuls à le faire. Chacun avait sa rangée et sa petite souffrette à main. Il fallait revenir au tracteur pour les remplir. Quand les rangées étaient trop longues, on transportait le soufre dans un cabas.

Même avec des lunettes, les yeux nous pleuraient quand même tout le jour.
Mais quand on laissait une vigne toute blanche de soufre, ça faisait du bien.


Extrait de : Un gars du Nord et une jolie fille du Midi, 2003.

19:03 | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : vin, mots

14/03/2009

La vigne et le vin

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02/03/2009

Les caves coopératives : lignes de fuite

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18/02/2009

Les temps ont bien changé

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Il y a une cinquantaine d'années, le vin était "un aliment".

On en faisait même la publicité sur les murs.

Aujourd'hui, on dit que ça donne le cancer.





Certains ont parfois des idées pour relancer la consommation,

mais ce n'est pas toujours une réussite.

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19:13 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : vin

13/02/2009

Les caves coopératives : un patrimoine menacé

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L’époque des « usines à vin » est terminée. Aujourd’hui, les caves coopératives se cherchent bien difficilement une deuxième vie.
Certaines, les plus chanceuses, sont transformées en lieu culturel, en logements sociaux. On garde parfois la façade, témoignage et emblème d’une époque, d’une activité qui a fait travailler bien des hommes.
Il faut dire que cela coûte cher de réhabiliter ce type de bâtiment. Les contraintes actuelles ne permettent pas toujours de les conserver.
Souvent, la charpente repose directement sur les cuves. Et démolir les cuves n’est pas une simple affaire.
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Beaucoup de caves coopératives sont aujourd’hui fermées, désaffectées. En cours de démolition.
On commence à s’intéresser à elles, à les prendre en photos. On s’inquiète.
Souvent, on ne pense pas à conserver les archives. On les brûle, on s’en débarrasse.
Ces bâtiments industriels et agricoles, pas toujours beaux au premier abord, méritent qu’on les regarde de plus près.
Qu’on se fasse l’œil avant qu’ils ne disparaissent totalement.P1000061.JPG